Blog de la Province de Guyenne-Gascogne pour rétablir la régularité dans la GLNF
Quand allez-vous quitter les positions "Couché" (au pire) ou "A Genoux", pour à l'instar de vos F. de l'Anglaise 204 vous comporter en hommes "libres et de bonnes moeurs" (ce qui se traduit par la position "Debout" face aux Al CANO, RITON le Mediator Girondin et leur suite
Semaine d’installations ordinaires en Brie-Champagne.
Je veux dire par là que les Grands Officiers Provinciaux ont grandofficié deci delà et que dans d’autres Loges, les installations se sont déroulées selon les critères de la Régularité maçonnique…sans eux.
Ainsi, mardi soir au Temple de Meaux, comme le raconte un visiteur :
« Hier soir nous nous retrouvons plusieurs Passés Maîtres venus assister un V.M. qui va installer son successeur dans la chaire du Roi Salomon….
Au bar, fort accueillant comme à l'accoutumée, les conversations vont bon train… la loge n'a pas réussi à faire publier sa convocation sur le site de la Province car, bien que fort maçonniquement rédigée elle ne répondait sans doute pas aux exigences administratives, notamment en matière d’accueil du Grand Maître, dont la présence de ses représentants était annoncée.
Les conversations allaient donc bon train, car chacun s'interrogeait sur ce que serait l'attitude du V.M., certains expliquant que l'union avec ces "envoyés provinciaux" dans la chaine d'union ne leur était pas possible, d'autres s'accommodant, plus ou moins facilement, de la présence des "sapins de Noël" sur les colonnes, tout un chacun étant convaincu que le V.M. ne les recevrait pas avec "les honneurs dus à leur fonction"….mais qu'allait-il faire ? Qu'allait-il leur servir comme discours ?
La conversation allait bon train quand les visiteurs non invités et, de plus, non désirés pointèrent leur museau, fort désireux d'être reçus sous la voute d'acier et maillet battants….
Le V.M. leur a alors tenu un discours dont il nous a révélé un peu plus tard la teneur et l'argumentation, fondé sur les articles 16.1 et 16.3 §3 du règlement intérieur de la Grande Loge Nationale Française selon lesquels le V.M. a, compte tenu du comportement de F.S., pris à son encontre une sanction relevant du pouvoir disciplinaire dont tout V.M. est investi.
Ce V.M. a donc interdit à F.S. qui se considère comme membre de droit de toutes les loges ouvrant leurs travaux sous les auspices de la Grande Loge Nationale Française, de visiter la loge qu'il dirige pour une période probatoire de 3 mois, cette interdiction s'appliquant, bien entendu, à tous ceux qui auraient l'idée saugrenue de se réclamer de sa prétendue autorité pour visiter…..
Si je vous narre cette tenue d'installation ce n'est pas pour tisser des couronnes au V.M. qui a eu à gérer cette situation, pour le moins ingrate, mais pour signaler que le courage allié à un intellect en bon état de marche peut faire beaucoup et pour saluer ce courage je dirais à tous ceux qui demain auront à gérer de semblables situations : "Restez debout et refusez tout compromis", vos Frères vous en remercieront….
Pour terminer je vous avouerais que nous avons vécu une tenue très intense, chaleureuse et fraternelle et que les "sanctions" qui pourraient survenir n'auront pour effet que de rendre encore plus forte la chaine d'union qui nous a rassemblés lors de la fermeture des travaux autour du nouveau Maitre de la Loge régulièrement élu et installé. »
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Même ambiance deux jours plus tard à la Maison des Maçons de Fontainebleau, où le Représentant du Grand Maître démissionnaire s’est vu signifier qu’il serait le bienvenu à la Tenue d’installation, mais en sa seule qualité de Frère.
Echanges fermes mais, il faut le souligner, courtois, et après un refus sans appel du représentant du Grand Maître démissionnaire d’accepter la décision des Frères de la Loge, celui-ci a quitté les lieux et la Tenue s’est déroulée, les mêmes causes produisant les mêmes effets, avec la même intensité que deux jours plus tôt à Meaux.
Certes, la détermination des Frères de ces Loges était connue. Pour autant, on ne peut qu’être surpris de cette espèce de fatalisme qui semblait empreindre les propos des Représentants de l’administration provinciale démissionnaire.
Auraient-ils perçu qu’au-delà du refus de les admettre « comme par le passé » et d’admette qu’ils puissent tenir un rôle dans une cérémonie ressortissant exclusivement du domaine de l’Initiatique, leur position était soudain devenue intenable face aux arguments qui leur étaient opposés et parce qu’ils avaient peut-être conscience qu'ils ne se présentaient devant ces Loges qu’au nom de la logique jusqu’auboutiste de Monsieur François Stifani.
Position tellement intenable du reste, qu’elle s’est résumée à l’annonce de sanctions prochaines, auxquelles tous les acteurs étaient déjà préparés et considéreraient par avance qu’elles n’auraient ni sens ni valeur.
En termes de valeur, il a été rappelé à juste titre que les installations ainsi effectuées revêtent une légitimité maçonnique entière, car présidées par des Vénérables Maîtres, Chefs de l’Ordre, eux-mêmes régulièrement installés et tenant leur légitimité des seuls Initiés capables de les en investir : les Frères de leurs Loges.
Position intenable par ailleurs, de ceux qui, au nom de la mauvaise interprétation des serments qu’ils sont prêtés se sentent liés à une obligation morale vis-à-vis de l’Obédience. On ne dira jamais assez que les seuls liens moraux qui existent sont ceux qui lient un Frère à l’Ordre, à l’ensemble des Frères et à lui-même.
N’en déplaise à Monsieur François Stifani qui fait aujourd’hui porter des serments d’allégeance à sa personne… quel maçon peut accepter cela, sauf à basculer dans une dérive sectaire.
Voilà probablement la dernière forfaiture de Monsieur François Stifani : que quelques hommes de cœur se retrouvent prisonniers de ce système pervers.
Dernière minute : l’ordre du jour d’une Tenue qui se tient lundi à Meaux vient d’être bousculé à la dernière minute, le Maître Elu ayant démissioné. La convocation diffusée ce soir porte donc le point suivant :
« Election et Vote pour le V.M. 6011-6012, avec lecture de l'autorisation du G.M.P. (Election et Installation) »
Grande première dans cette Province, qui n’est plus à un manquement près. Qu’il me soit ici permis de rappeler l’article 10.6 des Constitutions 2009 :
Article 10.6 - Installation
« L’Installation du Maître élu ne peut avoir lieu qu’à la Tenue Régulière suivant celle où a été adopté le procès-verbal faisant état de son élection, et après que la Grande Loge Provinciale ou de District ait reçu l’avis d’élection comportant l’Obligation régulièrement signée par le Maître élu… »
Aucune dérogation, émanant d’une quelconque autorité ne peut contourner cet article et s'affranchir du formalisme des délais.
Quelle urgence y avait-il donc à ce que ainsi les Constitutions de la GLNF soient aussi gravement bafouées par ceux-là même qui ont fait le serment de les respecter, et qui demain signeront, en s’abritant derrière les mêmes Constitutions, des ordonnances de suspension ?
S’il le fallait encore, cette parodie de maçonnerie achève de les discréditer.